10 août 2008
Je remplis........
Je remplis, je remplis........ ça me fait encore plus mal d'essayer d'y resister....... alors je remplis....... et ça me fait terriblement mal. C'est comme si je devais choisir la solution la moins pire. Ces envies boulimiques me font trop mal et je ne peux que les faire taire en mangeant...... Pas moyen de les enlever de la tête. Elles m'obsèdent. Je crève d'envie de prendre un/des xanax...... J'y touche pas...... surtout pas.......... Je m'anesthésie avec la nourriture...... Je sais pourtant à quel point ça fait mal. J'erre, il n'y a rien ici, par précaution........ alors je vais en chercher...... pire qu'une drogue...... Je sais d'avance, qu'à la première bouchée je vais avoir mal, mais j'y vais quand même. C'est une autre, ce n'est plus moi. Comme s'il restait juste une partie consciente, mais qui ne pouvait rien faire. Elle espère juste que ça va passer, et vite. 2 bv de suite hier soir....... Se retrouver les deux doigts au fond de la gorge ça fait mal mais du bien aussi........ Je retrouve une sensation de soulagement, de bien être. Je suis coupée de toute réalité. Je m'échappe. Tout m'échappe. Je ne contrôle rien. Je me deteste dans ces moments là. Je voudrais en finir avec tout ça. Les boulimies font trop mal. Je voudrais plutôt pouvoir pleurer....... mais rien........ j'arrive même pas à pleurer, j'arrive juste à me faire du mal.
J'ai enchainé les bnv aujourd'hui..... Je n'ai fait que ça....... J'avais beau remplir, ça ne suffisait pas. Mon corps à maintenant du mal à supporter autant. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai pu arrêter. Je ne sais pas si on peut se "sevrer" de tout ça. Je ne sais pas si je peux vivre sans ça. C'est plus fort que moi. Je n'arrive pas à comprendre ce mal qui me ronge. Juste que parfois j'ai l'impression de servir à rien, de n'être personne. Qu'il n'y a pas de sens à mon existence. Alors je remplis, en essayant de me donner une consistance....... Ce qui fait mal, c'est d'avoir l'impression d'avoir seuleument endossé une existence de boulimique............... et rien d'autre....... Je me sens transparente, inutile............. Et plus le temps passe et plus je redoute la fin du mois...... Je sais d'avance que je ne pourrais pas le gérer. C'est terrible, je boulimise d'avance. Et je garde précieusement le peu de xanax qu'il me reste.............. Comme si c'était vital et que je ne pourrais pas faire sans..........
Je n'ai rien pu faire aujourd'hui......... J'ai mangé, dormi........ Par moment je ne pouvais plus me lever tellement mon ventre était saturé et tellement j'avais mal. Mon corps m'est insupportable. Parfois, je ne peux plus faire avec. Je ne veux qu'en sortir. Ce n'est pas le mien, je n'ai pas pu devenir comme ça.............. Et je ne peux même pas courir pour me vider de tout ça.......... Je ne supporte plus de ne plus pouvoir courir, j'en ai trop besoin...........
Je crois que demain je rappelle ma psy....... la première......... merde.............................je ne veux pas rester comme ça..............
06 août 2008
2/3 août
Je crois que je n'aurais jamais pu imaginer tout ça. La simple idée qu'il puisse m'arriver quelque chose de bien dans la vie m'était totalement inconcevable........ encore moins que l'on puisse m'aimer............ Mais je commence à y croire....... Je peux enfin me laisser rêver, imaginer plus loin........ chose que je n'avais plus l'habitude de faire, ou peut être même que je n'ai jamais fait. La vie est faite d'inattendus. Dire que j'ai voulu faire taire en moi tous ces sentiments................... J'aurais pu faire n'importe quoi, je crois que je n'y serais même pas arrivé. C'est trop fort.
Cette rencontre a été merveilleuse. Mon coeur battait comme il ne l'avait jamais fait. Après des mois à discuter sur le net, la barrière du virtuel c'est enfin brisée. J'ai encore du mal à trouver les mots tellement c'était fort. J'ai ressenti tellement d'amour.......... je commence à me dire que j'y ai droit aussi. Tous ces instants resteront encrés en moi à jamais. Jamais je n'ai vécu ça, ressenti autant. Je me laisse envahir par toutes ces émotions, tous ces sentiments. Je ne lutte pas contre. Pourtant, je sais à quel point les émotions fortes, bonnes ou mauvaises me font peur. Je n'ai toujours su que les enfouir en moi de peur d'avoir mal. Mais là, j'ai une totale confiance. Jamais je ne me suis laissée emportée ainsi. Jamais je n'ai pu avoir autant confiance. Jamais je n'ai aimé de la sorte. Je me sens tellement bien avec lui. Toutes mauvaises pensées s'envolent. Je n'arrête pas de penser à ces instants passés avec lui. J'entends encore sa voix, je sens sa présence, être dans ses bras......
C'est une histoire exceptionnelle, incroyable, tellement belle.
26 juillet 2008
26 juillet
Ce matin j'étais très mal.......... J'avais des maux d'estomac terribles......... quand il n'y a pas de bv, je................... et je sais pourtant qu'il n'y a rien de pire........ J'avais très chaud, je sentais la sueur couler le long de mon dos. J'avais des palpitations. Je ne pouvais rien faire contre. Je tenais mon ventre très fort, je voulais que ça s'arrête. J'en ai pleuré tellement ça me faisait souffrir. J'aurais voulu arrêter de respirer pour ne plus ressentir tout ça. Mais je ne savais pas quoi faire, à part espérer que ça passe, et vite..... Puis j'ai commencé à avoir très froid. J'ai même cru m'évanouir. ça me montait à la tête. J'avais l'impression de vivre dans un autre monde. Je me suis regardée dans la glace. Les traits tirés, le visage complètement vide..........
Je suis allée me faire couler un bain chaud........ Il était 10h30......... et je me suis endormie.... J'ai rouvert les yeux il était déjà 12h00. J'avais l'impression de ne pas pouvoir bouger. Je n'arrivais pas. Pas la force. Ne serait-ce que bouger la main, je ne pouvais pas........ Je me sens complètement déphasée............
Je me suis fait mal, et maintenant je vais mieux, comme s'il le fallait. Comme si je devais me faire mal pour comprendre que je ne voulais pas de ça.
25 juillet 2008
25 juillet
Mon ventre tire. Je reste allongée tellement ça me fait mal. Je ne peux que attendre que ça passe. De digérer cette crise. Je suis restée au moins 3 semaines sans bv. J'ai "refait" il y a quelques jours........ Mais aujourd'hui je garde tout....... Je ne peux faire autrement. Mais j'en avais besoin pour je ne sais quelle raison. ça sommeillait en moi depuis plusieurs jours. "Au fond, on ne guérit jamais d'une pareille absurdité", cette phrase commence à me hanter, et je crois bien qu'elle dit vrai. J'en avais besoin, j'avais la nostalgie des crises, la nostalgie des vomissements que j'arrive à présent, enfin je crois, à contrôler. ça va beaucoup me manquer......... cette sensation extreme de bien-être, cette sensation de se vider de ce mal qui me ronge.
J'ai l'impression que je vais exploser. Je crois que mon estomac n'avait plus l'habitude d'autant...... ni ma tête...... Je ne veux pas m'accrocher à ça, mais ce soir c'est comme s'il le fallait, pour ôter toutes ces pensées boulimiques de ces derniers jours. Voilà, elle est faite, ne plus y penser maintenant, ne plus y penser................. Juste la digérer......... Mais comme ça fait mal. Moins elles sont fréquentes, plus elles font mal. Je ne les accepte plus. Les bas sont beaucoup plus durs à vivre à présent, maintenant que je connais mieux.... Mais toujours ses obsessions de minceur/maigreur......
Il y des choses incompréhensibles. Ces sensations, ces besoins de boulimies qui apparaissent sans cri égard. Et toujours cette question "pourquoi ?" Je ne comprends pas pourquoi je suis tombée la dedans. Depuis quand ce mal me ronge t-il vraiment ? Et si m'a première crise de boulimie remontait en fait à mes 14 ans, un jour où je n'ai pas su prendre mon père dans mes bras. Je ne sais pas pourquoi, mais ce souvenir me revient souvent ces temps-ci. Et puis, je n'ai pas envie de ressasser certaines choses, et ma soeur qui refait surface...... pour justement réévoquer une histoire familiale.......... que j'essaye peut être trop de refouler peut être que d'accepter. Quoique........
Puis il y a toujours cette incertitude....... que je commence à avoir du mal à gérer. Et je ne pourrais rien contre, si ça se confirme, et je crainds le pire. Car il n'y aura aucune solution, aucun recours, ça sera un espoir de plus envolé......... Des fois je me demande s'il ne vaut pas mieux de "vivre" sans envie, sans projet, juste pour se protéger des probables déceptions. Au moins, je ne risque rien......... Certains réalisent leur rêve, et j'ai l'impression que ce n'est pas pour moi........ Qu'à chaque fois, quelque chose s'y interposera. Je finis par me dire que je n'ai rien réussi et quand je pourrais avoir une chance, un élément perturbateur vient s'emmeler.
J'ai des brûlures à l'estomac, mon ventre me fait mal, je ne le supporte plus, je voudrais l'arracher. Je ne supporte pas ce trop plein........... Vive le xanax........................................
08 juillet 2008
TAIS TOI MON COEUR
Tais-toi mon coeur - Dionysos
envoyé par Dionysos
Pour moi c’est l’heure de foutre à la poubelle
Mon cœur en bois et pour de bon,
C’est le crane serti d’étincelles
Que je viens donner ma démission.
Allez les oiseaux de mon corps,
Fermez vos belles gueules à passion
Les accidents d’amour à la pelle
Ne m’ont pas toujours donné raison
Refrain :
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Moi j’connais seulement celui qui s’emballe
Je me fabrique un cœur de pierre
Pour devenir un grand garçon
Celui dont tu serais fier
Et pourrais tenir une maison
Mais un beau jour comme ca tu te leve
Avec une idée à la con
Fouiller souvenirs et les rêves
Dans la poubelle à passion
Refrain :
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Moi j’connais seulement celui qui s’emballe
J’ai des fissures
Dans mes chaussures
C’est à coups sur
Mon cœur de pierre
Qui me fait des tremblements de terre
Tais-toi mon cœur
Tais-toi mon cœur, mon cœur c’est toi
Je croyais que tu t’été tué et elle
Ne se souviendras pas de toi
D’ailleurs c’est pas la peine
De se briser comme ca
Tu vas encore lui faire peur
Oh tais-toi mon cœur, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Ecoutes moi. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Ecoutes moi. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas, Je ne te reconnais pas
07 juillet 2008
TRAHISON
Il y a une semaine j'ai fait un rêve.
J'étais allongée par terre à plat ventre près d'un lit. J'avais terriblement mal dans le bas du dos. On venait de me tirer plusieurs balles. Un homme était accroupi devant moi, il me tenait la main et pleurait. Je lui ai expliqué qu'"ils" allaient revenir et que je devais le leur dire, je ne pouvais pas faire autrement. C'était joué d'avance, ils allaient m'abattre. L'homme en face de moi pleurait, pleurait. Pas moi, je n'avais pas peur de mourir. J'étais sereine. Ils sont revenus. Je leur ai parlé. Ils étaient en face de moi, mais m'ont tiré des balles dans le dos. Elles m'ont transpercées, je sentais comme des pointes qui me paralysait. Mon souffle se coupait. Puis une dernière, je me suis raidie et mon coeur a cessé de battre.
Je me suis réveillée. Après les rêves, les sensations restent. C'est parfois déroutant et je ne peux m'empêcher d'essayer de comprendre mes rêves, car ils ont toujours une signification.
Je n'ai pas trop réussi à comprendre. Le fait qu'on me tire dans le dos, sans que je m'y attende, je pense à une trahison. Se faire tirer dessus, l'arme…. qui me tire dessus ? Je n'ai pas vu de visage……. Et celui qui me tient la main, impuissant à mon mal…. Je crois savoir de quoi il pourrait s'agir.
Je trouve qu'il y avait beaucoup de douleur dans ce rêve. Les trahisons ne sont jamais faciles à vivre, et toujours cette sérénité et ce soulagement quand je meurs………….
27 juin 2008
SATURATION
J’ai de nouveau ce vide ou ce trop plein. Je sature. Je sature de tout. Du travail, des boulimies, des sentiments envers tout, de mon corps infâme, de F…………. et même du sport…….. Je me redemande à quoi tout ça sert. Je ne suis bien qu’au fond de mon lit à attendre que ça passe. Je me sens terriblement seule. Transparente. Je suis vide. Je le sens. Je ne sais pas comment l’expliquer. C’est comme si je sentais que mon cœur allait lâcher parce que plus rien ne le tient, parce que ce qu'il pourrait ressentir serait trop. Je voudrais que plus rien ne l'atteigne, ne plus rien ressentir. Je voudrais tant retrouver l'anorexie, me nourrir de moi-même, sentir mon corps se consumer. Contrôler tout ce que je ressens.


